Philosophie, écologie, politique. Blog de Florent Bussy, professeur de philosophie, Conseiller municipal de Dieppe

Publication de Ce qui nous fait, l'avènement d'homo écologicus ?

Ce qui nous faitPublication de Ce qui nous fait, l'avènement d'Homo ecologicus ?

Libre et solidaire, 200 pages, préface de Christian Godin

https://libre-solidaire.fr/epages/e02491b5-ce3a-4c00-b187-dc9ff39194fc.sf/fr_FR/?ObjectPath=/Shops/e02491b5-ce3a-4c00-b187-dc9ff39194fc/Products/40

Interrogeons-nous sur ce qui nous fait : la vie, la nature, la société, la réalité, le passé et tentons de devenir maîtres de notre destin pour que le XXI e siècle soit celui de l’avènement d’Homo ecologicus. Dans ce livre, l’auteur interroge ce qui nous fait : la vie, la nature, la société, la réalité, le passé. Et montre que les crises majeures qui nous menacent trouvent leur source dans les fantasmes qui nous dominent. Notre tâche est de nous penser nous-mêmes et de devenir les maîtres de notre destin. Le XXI e siècle peut-il être celui de l’avènement d’Homo ecologicus ? Quelles en sont les conditions et les obstacles ? Dans l’Antiquité, les Grecs parlaient d’hubris (démesure) pour condamner les aspirations à échapper aux limites de la condition humaine. L’homme devait, tout en ayant les dieux pour modèles, accepter sa condition imparfaite de mortel. Au contraire, la modernité postule que la nature se réduit à une matière première, dont la science doit permettre connaissance et la technique la maîtrise. Avec le libéralisme, la société doit relier de manière contractuelle des individus autonomes, sauf à empiéter sur leurs libertés. Les modernes que nous sommes sont animés par la croyance et l’espérance que rien n’est fixe et que notre action et notre puissance n’ont pas de limites. Pourtant, nous ne nous faisons pas nous-mêmes. La réalité dans laquelle nous vivons nous conditionne et nous limite, sans que cela implique la soumission à un ordre naturel et social immuable. Solitude et toute-puissance relèvent du fantasme, alors que le désir de liberté est
ce qui nous caractérise de la manière la plus profonde et constitue un acquis majeur de la modernité. Quelles en sont les conditions et quels en sont les obstacles ? Dans une langue très accessible, cette philosophie de l’homme à l’époque de la crise écologique tente de présenter des pistes pour une réconciliation de l’humanité avec elle-même.

 

 

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Publication de L'Utopie, entre idéal et réalité. Peut-on résister au totalitarisme ?

 

Publication le 13 juin aux éditions Libre et solidaire d'un livre sur l'utopie, 144 p, 13e90.

 

L’utopie a accompagné la modernité. Elle présente un idéal collectif ; non pas toujours, comme on lui reproche souvent, à la manière d’un monde parfait, clos sur lui-même et inaccessible, mais comme un ensemble de principes ou de pratiques désirables, permettant de faire un pas de côté par rapport à la réalité et de se libérer, au moins partiellement et provisoirement, de ses insuffisances. Elle a souvent été ambivalente, en faisant entrer la lumière et l’espérance dans l’obscurité politique, mais en contribuant aussi à produire de nouvelles ténèbres.Ses liens avec les régimes totalitaires et les expériences de radicalité demandent ainsi à être interrogés. C’est ce que propose de faire ce livre, animé de la certitude que l’utopie ne se réduit pas à l’essence qu’on souhaite fréquemment lui voir revêtir, à savoir un discours et des pratiques maximalistes et irréalistes, qui préparent les voies de la terreur et des lendemains qui déchantent. Avec la volonté du libéralisme de se constituer comme réalité totale, l’utopie est plus que jamais nécessaire, en instaurant un écart entre l’existant et l’idéal. En s’appuyant à la fois sur les textes et les pratiques, ce livre montre que l’utopie constitue un lien que les hommes peuvent nouer, par l’espérance et la lutte, pourdépasser les désillusions du réel et ne pas s’accommoder du monde comme il va, mais le rendre plus humain.
 
 

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Publication d'un second livre sur le totalitarisme éditions du Cerf

Le totalitarisme

http://www.editionsducerf.fr/html/fiche/fichelivre.asp?n_liv_cerf=10089

 

Le totalitarisme
Histoire et philosophie d'un phénomène politique extrême

30,00 € - 430 pages

Collection « Bibliothèque du Cerf »

 
Résumé

Revenant sur l’Allemagne de Hitler, la Russie de Staline, la Chine de Mao, le Cambodge de Pol Pot, recensant et commentant tous les auteurs majeurs, dont Hannah Arendt, Claude Lefort, George Orwell ou encore Primo Levi, Florent Bussy livre ici un maître-ouvrage considérable sur ces règnes de terreur devant lesquels ont ployé le pragmatisme, la raison, l’humanité et même la religion.

C’est aussi l’occasion de faire le point sur des débats les plus contemporains : le communisme est-il un totalitarisme ? Staline était-il aussi monstrueux qu’Hitler ? Mao était-il un assassin ?

Avec intelligence et pédagogie, l’auteur nous fait visiter la scène, les coulisses et la critique du plus grand événement du XXe siècle.

ISBN : 978-2-204-10271-1 - SODIS : 8299822 - EAN : 9782204102711

 

Le totalitarisme

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Publication d'un premier livre sur le totalitarisme Vrin

http://www.vrin.fr/book.php?code=9782711625055

Prix : 8 e 50.

Florent Bussy

Qu’est-ce que le totalitarisme?

Vrin, « Chemins Philosophiques ». 128 p., 11 × 18 cm. ISBN : 978-2-7116-2505-5.

Les régimes totalitaires sont au cœur du XXe siècle. On les confond souvent avec les despotismes qui ont dominé l’histoire, ignorant ainsi ce qui les anime et les distingue : un fantasme idéologique d’unification totale de la société, par une violence inouïe visant à faire disparaître les populations censées être responsables des crises.
Cet essai rend compte du caractère révolutionnaire du totalitarisme, en montrant qu’il s’en prend non seulement à ses opposants réels, mais à l’humanité de l’homme en sa spontanéité. Les textes d’Arendt et d’Orwell étudiés montrent ainsi que, dans le totalitarisme, les lois, qui stabilisent les affaires humaines, laissent place à une mise en mouvement permanente de la société et la réalité empirique à la fiction psychotique d’une société totale

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Publication de La critique de la raison automobile (éditions Libre et solidaire)

http://libreetsolidaire.blogspot.fr/2014/02/critique-de-la-raison-automobile.html

Nous sommes tous des « hommautos »… En l’utilisant tous les jours, en y passant des heures d’affilée, la voiture est devenue un objet auquel on ne réfléchit plus, un objet tellement commun qu’il semble qu’il n’y ait rien à en dire. Elle fait partie de notre vie, l’envahit, la hante.
Nous en respirons les gaz d’échappement, en expérimentons les risques, en espérons des plaisirs. Seuls ou accompagnés, nous y réfléchissons, nous y rêvassons, nous y écoutons les informations… ou nous nous transformons en conducteur irascible…
Le propos n’est pas de porter un jugement moral sur l’automobile, ni seulement de dire qu’il est préférable de limiter son usage,  de se déplacer à pied ou à vélo, même si cela nous fait redécouvrir des plaisirs oubliés : retrouver notre corps,  sa temporalité, être à l’écoute de notre environnement naturel, urbain ou social.
Il est ici question de suggérer un dialogue, afin de penser la voiture au lieu de la subir.
En quarante et un petits récits, nous découvrons qu’elle n’est pas une question de choix personnel, mais un problème collectif, social. Sa place dans nos sociétés révèle en effet qu’elle est ritualisée avec une forte connotation symbolique.
Cet ouvrage suscite une véritable prise de conscience et nous permet de poser un regard objectif sur la place de l’automobile dans notre société, et donc sur nous-mêmes.
Format : 13 x 21 cm
Nombre de pages : 168 pages
Prix : 14,90 €
http://www.la-croix.com/Archives/2014-04-15/Critique-de-la-raison-automobile-2014-04-15-1136920

 

 

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18 avril 2018

Proposition conférences

Je suis disponible pour faire des conférences pour les associations qui souhaiteraient m'inviter, entre Caen, Arras, Paris, Le Mans, autrement dit 200 km autour de chez moi.

Je peux présenter une conférence sur le totalitarisme, le crime contre l'humanité, l'écologie, l'utopie. D'autres sujets sont possibles.

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13 avril 2018

Tribune dans l'Humanité sur la démographie et l'écologie

Une tribune que j'ai écrite dans l'Humanité mercredi 11 avril, en commun avec Paul Ariès, Christian Godin et Thierry Brugvin.

 

https://blogs.mediapart.fr/paul-aries/blog/130418/y-t-il-trop-ou-pas-assez-d-humains-face-aux-limites-ecologiques

 

Y A T IL "TROP" OU "PAS ASSEZ" D’HUMAINS FACE AUX LIMITES ECOLOGIQUES ?

Les milieux de l'écologie et des gauches se divisent sur la question démographique. Le capitalisme productivisme nous menace-t-il d'un trop ou d'un pas assez d'humains ? Dans cette tribune collective, Paul Ariès, Florent Bussy, Thierry Brugvin et Christian Godin dégagent des pistes de réflexion et d'action.

L’Appel des 15000 scientifiques alertant sur les menaces qui pèsent sur l’humanité ne pourra produire tous ses effets tant que les forces conscientes et agissantes en faveur d’une transition écologique resteront divisées entre celles qui dénoncent l’explosion démographique et les risques qu’elle fait peser sur la planète et celles qui clament que le véritable danger à terme ne serait pas le « trop » mais le « pas assez » d’humains, puisqu’il  suffirait que le monde entier atteigne et conserve durablement le taux de fécondité actuel d'une partie de l'Occident (1,4) pour que l'espèce humaine disparaisse par épuisement de l’humanité. Ce débat entre spécialistes doit certes se poursuivre et on peut même imaginer que l’ONU crée une sorte de « GIEC de la démographie mondiale » mais les forces émancipatrices ont tout à perdre à se laisser enfermer dans cette polémique. Nous devons tout faire pour déplacer les frontières au sein des milieux écologistes au regard de la question démographique en opposant non plus malthusiens et anti-malthusiens mais au sein même de ces deux camps ceux qui luttent pour l’émancipation et ceux qui s’y opposent. Les malthusiens considèrent qu’il faut que les humains fassent moins d’enfants, car l’agriculture ne serait pas en capacité de les nourrir tous, tandis que les anti-malthusiens pensent l’inverse.

Le véritable clivage oppose les réactionnaires de tous bords qui souhaitent maintenir les inégalités au nom de la lutte contre la destruction de la planète et les forces qui font d’une émancipation globale et responsable, les conditions d’un respect des conditions de la vie sur terre. Certes plus la population s’accroit, plus l’empreinte écologique augmente et donc plus l’empreinte carbone de l’humanité renforce le réchauffement climatique et ses méfaits. Personne ne peut nier l’explosion démographique, mais il n’existe pourtant pas de bombe D, en raison de la baisse réelle de la fécondité et de la rapidité de la transition démographique.

Les questions politiques, sociales, écologiques les plus urgentes concernent plutôt les rapports à entretenir avec la nature et les ressources qui peuvent être de prédation et de gaspillage, sur fond de guerre économique généralisée ou de préservation et de sobriété, dans le cadre de sociétés fondées sur la fraternité et le respect des droits fondamentaux.

Les partisans écologistes de la thèse du « trop d’humains » n’ont rien à gagner à être confondus avec les rentiers du révérend Malthus qui s’en prennent toujours aux plus pauvres, individus ou pays au motif que la nature ne pourrait parvenir à nourrir toute l’humanité, comme le prouve l’action des principaux lobbies néomalthusiens depuis 50 ans, qu’il s’agisse de la Société Internationale de Malthus, de Zero Population Growth (ZPG) ou du réseau « No Child » ! À la différence des courants réactionnaires, les écologistes sociaux néo-malthusiens préconisent le partage des richesses, l’éducation et l’émancipation des femmes, pour contribuer à une baisse de la démographie permettant de diminuer la pression sur l’environnement et de lutter contre des naissances synonymes de catastrophes humanitaires (interruptions volontaires de grossesses fréquentes en cas d’embryons féminins, meurtres de petites filles, naissances nombreuses jusqu’à l’arrivée d’un garçon).

Les adeptes écologistes de la thèse du « pas assez d’humains » ont tout à perdre à donner le sentiment qu’ils épouseraient les thèses populationnistes des réactionnaires, qui défendent la croissance démographique, selon une idéologie conservatrice. On peut être ainsi anti-malthusiens sans pour autant clamer « décroissez et multipliez-vous », comme le font, notamment, aujourd’hui les croisés catholiques de la revue écologiste Limite. Parler seulement de responsabilité anthropique comme le fait le GIEC conduit aussi à masquer la responsabilité spécifique de notre système économique, de nos styles de vie. Si la Terre ne peut pas supporter quatre milliards d’humains partageant le mode de vie occidental, elle peut, selon toutes les études permettre à dix milliards d’humains de vivre bien, en prenant appui sur les autres façons de vivre, de penser, de rêver, de sentir. Nous n’accepterons jamais de faire des humains le problème en lieu et place du capitalisme.

Plutôt que de s’opposer sans fin sur la définition des limites objectives à la démographie humaine, plutôt que d’accepter le retour en force de termes en apparence neutres comme « population », « ressources » et surtout de notions pseudo-scientifiques comme « population limite », « capacité de charge », nous pouvons converger sur ce qui devrait permettre à l’humanité de mieux maîtriser sa fécondité, renvoyant ainsi dos à dos courants malthusiens réactionnaires et courants natalistes réactionnaires. Nous pouvons nous retrouver pour dire qu’il faut répartir les richesses économiques de façon plus égalitaire, car nous savons que la misère est toujours le berceau de nombreuses naissances ; pour dire qu’il faut poursuivre le mouvement historique d’émancipation féminine, car le patriarcat et le machisme renvoient d’abord les femmes à une fonction reproductive ; pour déconstruire les archétypes natalistes, toujours d’origine religieuse ou impérialiste, qui s’inscrivent dans le cadre d’une lutte par la démographie pour la domination et contre le prétendu « grand remplacement ».

Nous ne partageons certes pas les mêmes analyses sur l’évolution démographique mondiale, mais nous savons qu’un arbre se juge à ses fruits, selon un proverbe biblique, les fruits des politiques que nous prônons sont salutaires tant pour l’humanité que pour la défense des écosystèmes. Ils rendent aux peuples et, en premier lieu aux femmes, la maîtrise de leur fécondité en commençant à desserrer l’étau du capitalisme productiviste et des injonctions natalistes. Les humains ne sont pas les nouveaux cavaliers de l’Apocalypse. Il n’y a pas un seul humain surnuméraire. Ce qui est en trop c’est le capitalisme, le productivisme et la vie qu’ils imposent aux humains !

 

Paul Ariès, Politologue, auteur de Une histoire politique de l’alimentation (Max Milo)
Florent Bussy, Philosophe, auteur de Ce qui nous fait (Libre et solidaire)
Thierry Brugvin, Psycho-sociologue, auteur de Le pouvoir illégal des élites (Max Milo)
Christian Godin, Philosophe, auteur de La fin de l’Humanité (Champ Vallon)

 

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07 décembre 2017

Compte-rendu du livre sur l'écologie par le WWF Suisse

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11 novembre 2017

Changement de date à la Grande Ourse, le samedi 2 décembre à 18h.

 

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CHANGEMENT DE DATE

Librairie La Grande Ourse

Rencontre autour de mon livre Ce qui nous fait, samedi 2 décembre à 18h, à la Grande Ourse, Librairie Café très recommandable, 45, rue Saint Jacques à Dieppe. . 09 82 37 27 70 lagrandeoursedieppe@gmail.com

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