Philosophie, écologie, politique. Florent Bussy, prof de philo, Conseiller municipal et communautaire de Dieppe, chargé de l'ESS

Hommage à Péter Diener, poète franco-hongrois

Un bel hommage à un ami. Péter Diener. Poète franco hongrois né en 1930 et décédé en 2019. Auteur d'un livre fabuleux sur la Shoah. Le journal d'une folle, L'aube, 2001.

 

 

 

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Une Agriculture du Vivant

Voici un livre avec une interview d'Annette Roussel, que j'ai réalisée (en commun avec un producteur de cidre de Saint Saire). On peut commander directement sur le site. C'est un beau livre qui peut faire un beau cadeau. De belles photos agricoles.
 
Article des infos dieppoises.
 
On peut feuilleter le livre à partir du lien.
 
https://libre-solidaire.fr/epages/e02491b5-ce3a-4c00-b187-dc9ff39194fc.sf/fr_FR/?ObjectPath=/Shops/e02491b5-ce3a-4c00-b187-dc9ff39194fc/Products/80


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Recension de Ce que nous dit la crise du Coronavirus dans La décroissance

Recension de Ce que nous dit la crise du Coronavirus dans La décroissance de Novembre 20020

 

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Recension du Vertige de l'illimité dans L'Humanité

Recension du Vertige de l'illimité dans L'Humanité 1er Octobre

 

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Recension du livre sur Anders dans La décroissance du mois de Novembre

Recension du livre sur Anders dans La décroissance

 

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Recension du livre consacré à Günther Anders par Denis Collin

https://denis-collin.blogspot.com/2020/09/gunther-anders-et-nos-catastrophes.html

 

Günther Anders et nos catastrophes

- septembre 03, 2020

Par Florent Bussy (éditions « Le passager clandestin », collection « Précurseurs de la décroissance », 132 pages, 10 €)

Günther Anders, né en 1902 à Breslau et mort en 1992 à Vienne, est un philosophe allemand encore trop peu connu. Trop peu connu parce qu’on a beaucoup de mal à le faire rentrer dans les cases des « grands courants de la philosophie », quoique, à bien des égards, on pourrait le rapprocher des philosophes de l’école de Francfort ou d’Ernst Bloch, avec lesquels il a en commun de concevoir la philosophie comme « théorie critique ». Sa manière de philosopher est très atypique : il part d’anecdotes, de récits pour en tirer progressivement des leçons philosophiques de la plus haute importance. Le livre de Florent Bussy a le grand mérite de restituer les grandes lignes de la pensée de Günther Anders en montrant comment ses analyses sont aujourd’hui plus pertinentes que jamais.

Le livre est divisé en deux parties : une introduction par Florent Bussy et un choix de textes (notamment extrait d’Obsolescence de l’homme) qui permettent de se faire une idée de l’œuvre d’Anders. Après avoir retracé le parcours d’Anders, l’auteur analyse son œuvre sous trois angles : penser nos catastrophes, obsolescence, décroissance. Que ceux que le mot décroissance pourrait chiffonner ne n’arrêtent pas là ! Le point de départ, pour comprendre Anders c’est l’apocalypse, car l’apocalypse a déjà eu lieu : entre l’extermination industrielle des Juifs d’Europe et Hiroshima, le XXsiècle a montré dramatiquement ce qu’était la logique du système économique capitaliste dès lors que plus rien ne vient lui faire obstacle. C’est la logique de la déshumanisation et de la mécanisation de la vie humaine. « Qu’on détruise la vie ou qu’on détruise l’humanité, il s’agit bien de catastrophes totales. L’histoire ne peut plus être la même après de tels événements et la hantise collective devrait être qu’ils se prolongent (…) » (29) La lecture d’Anders doit nous conduire à détruire l’optimisme naïf des Lumières et Bussy ajoute : « L’apocalypse ne se réduit donc pas aux génocides et à l’invention de la bombe, de nouvelles formes en sont possibles. Les crises écologiques et l’accaparement des richesses par un petit nombre se produisent également du fait du culte de la performance et de la production pour la production (croissance). » (32) Ce qui rend possible ce développement monstrueux, c’est le « décalage prométhéen », c’est-à-dire l’écart entre ce que nous mettons en branle et le manque de savoir réel des conséquences.

L’obsolescence de l’homme est la situation réelle de l’homme moderne et c’est la conséquence du développement du mode de production capitaliste, un mode de production qui dévalorise les métiers et dévalorise les objets. La « société de consommation » n’est pas une société où les produits de l’ingéniosité humaine sont admirés et chéris, mais une société où, à peine acquis, ils ont perdu toute valeur et doivent être remplacés par d’autres. La consommation n’est plus une satisfaction, mais un devoir ! Mais l’obsolescence des choses prépare celle de l’homme : face aux machines, l’homme semble si maladroit, si imparfait, si improductif qu’il finit par avoir honte de cette marque indélébile : il est né et n’a pas été fabriqué. Là encore, à l’époque de la PMA et de la fabrication des bébés, à l’époque de la prétendue « intelligence artificielle » quand toute une propagande nous invite à mettre chapeau bas devant l’intelligence des machines, les analyses d’Anders trouvent une singulière résonnance.

Sommes-nous condamnés à assister impuissants aux nouveaux pas vers la déshumanisation, à la destruction de l’humanité ? Anders insiste sur l’impératif moral de résistance, sur la nécessité de comprendre et de faire comprendre ce qui est en jeu. Ce faisant, on parie sur l’intelligence humaine, sur la capacité que nous avons encore à sortir de l’enchantement des images et à recouvrer le sens de la liberté. Le pari est peut-être risqué, mais avons-nous vraiment d’autres possibilités ?

Le 3 septembre 2020 — Denis Collin

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Le vertige de l'illimité, sortie le 10 septembre chez Robert Laffont

 

Mon prochain livre, sortie 10 septembre
Le vertige de l'illimité, Jouir sans entraves aujourd'hui. Robert Laffont, coll. Nouvelles Mythologies

Trois parties Les parcs d'attraction, les centres commerciaux, le commerce électronique.
Chaque partie en trois temps : histoire du phénomène, description d'une expérience, réflexion sociologique et philosophique.

Du gigantisme des parcs d’attraction à la disponibilité infinie des produits du e-commerce, en passant par la surabondance des grandes surfaces, l’humanité repousse chaque jour les limites de la consommation. Un vertige suicidaire ?
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Le livre :
La société de consommation, et son mythe de l’abondance, se sont imposés en Occident depuis les années trente. Plus rien ne manque, les marchandises sont disponibles immédiatement et se renouvellent constamment. Cette démesure permet d’aller au-delà des limites du corps humain et du sentiment de satiété. À travers trois exemples emblématiques - les parcs d’attraction, les centres commerciaux et les sites de commerce en ligne - Florent Bussy analyse l’augmentation d’une l’offre commerciale déconnectée de la satisfaction de besoins naturels et sociaux. L’émergence de nouveaux divertissements suscitant des émotions d’une intensité inédite, ajoutée à l’accroissement exponentiel de nouvelles marchandises rapidement obsolètes, sont devenus la condition d’une jouissance sans retenue. Mais ce développement massif des industries de loisirs et de consommation n’est-il pas le nouvel « opium du peuple » ? Les limites de la condition humaine, tout comme celles des ressources de la planète, semblent niées par cette débauche, facteur d’inégalités galopantes qui empêchent de “faire société”. Alors que le monde est au bord du naufrage écologique, ce vertige de l’illimité rappelle la cécité de l’orchestre qui continuait à jouer, au moment où le Titanic s’apprêtait à sombrer.

• La collection « Nouvelles Mythologies » est dirigée par Mazarine Pingeot et Sophie Nordmann. Interroger la norme, la représentation, les poncifs, révéler, au-delà de leur apparente évidence, la construction sociale qui les sous-tend, tel est le travail critique de ces enquêtes, essais, récits, placés sous l’égide de Roland Barthes pour observer, décrire et comprendre notre temps.

 

 

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Publication d'un livre consacré à Günther Anders, penseur des catastrophes

Publication fin août d'un livre consacré à Günther Anders, penseur des catastrophes

 

https://www.lepassagerclandestin.fr/catalogue/precurseur-ses-decroissance/gunther-anders-et-nos-catastrophes/

 

Publication d'un livre consacré à Günther Anders, penseur des catastrophes

 

https://www.lepassagerclandestin.fr/catalogue/precurseur-ses-decroissance/gunther-anders-et-nos-catastrophes/

 

n auteur important, en cette période de confinement et de catastrophes annoncées. Comment les traverser ?

 

 

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à paraître le 12 juin, livre collectif Ce que nous dit la crise du coronavirus

LibreetSolidaire_livre_collectif_Coronaà paraître le 12 juin, livre collectif

Ce que nous dit la crise du coronavirus
Regards croisés sur les responsabilités de notre société

Editions Libre et solidaire.
Avec
Serge Latouche, Pierre Jouventin, Jean-Luc Pasquinet, Jean Garel, Jean Pascal Derumier, Boris Pijuan, David Bernasconi, Alexandre Rojey, Catherine Verne, Florent Bussy, Tony Ferri, Bertrand Méheust, Dominique Jacques Roth, Simon Charbonneau, Paul Cassia, Pierre-Yves Poindron

Cette période de confinement aura permis sans doute de réfléchir à notre condition et à nos contradictions… Il aura fallu que cela nous touche de manière plus spectaculaire dans notre quotidien pour que l’ensemble de la population se rende compte des méfaits de notre système sociétal alors que le dérèglement climatique, la destruction de la biodiversité, la surexploitation des ressources naturelles, le mépris pour les populations fragiles et bien d’autres calamités ont suscité si peu d’écho.
Il est de surcroît inquiétant que cet état s’appuie sur la mise en place d’un appareil législatif liberticide dont on ne sait s’il ne va pas perdurer dans notre droit commun…
Si nous retrouvons notre vie d’avant, sommes-nous sûrs de changer de paradigme, ou cette société de consommation repartira-t-elle de plus belle, motivée par la frustration de n’avoir pu consommer ?
Les différents textes réunis dans cet ouvrage ouvrent des pistes pour réfléchir à ce que nous voulons pour nos vies et surtout pour celles des générations futures qui, de plus en plus, nous mettent face à nos responsabilités.
Sommes-nous arrivés à ce moment historique que Gramsci a si bien décrit : « le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres. » À nous de savoir si nous serons capables de combattre ces monstres qui envahissent nos vies…

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