Ce livre de Stéphane François veut mettre en évidence que la pensée écologique est une "pensée conservatrice, très largement pessimiste." (p. 143) Mais tout au long de son ouvrage, il ne cesse de faire référence à l'écologie de droite, d'extrême-droite, sans jamais rien dire ni rien citer de la seule écologie constituée comme écologie politique et qui est naturellement de gauche. L'auteur prétend déterminer des points de passage entre la gauche et la droite, mais ne s'appuie pour le faire que sur des impressions, des ressemblances prétendues, sans jamais rien citer de la littérature d'écologie politique. La décroissance, Illich, Gorz sont balayés en quelques lignes, alors que l'étude des textes inconnus, sans audience ni influences, sont cités et analysés à l'infini.
La conclusion prétend critiquer la démarche de Luc Ferry, alors que l'auteur procède exactement de la même manière. Et ce n'est pas la différence faite entre nazisme (dont Ferry ferait le fond de l'écologie) et des courants völkisch (auxquels S. François renvoie l'écologie) qui change quoi que ce soit, puisque "les nazis sont issus de la nébuleuse völkisch", p. 140)