Un livre magistral. 750 pages, mais lu quasiment d'une traite. Comment s'arrêter ? Les 100 premières pages peuvent agacer, c'est très enflé. Mais la suite le justifie, et on voit que Lanzmann a vécu plusieurs vies en une seule (certes longue), de la résistance adolescent et des combats bien réels, à une vie affective permanente, des voyages partout pour voir et comprendre.
La dernière "partie" sur Shoah est quand même à part, comme s'il s'agissait d'une nouvelle vie. Quand on connaît Shoah, ce n'est pas cela qui étonne, mais tout ce qui précède qu'on ne connaissait pas.