Ce petit livre est salutaire. Datant déjà de deux ans, il a su en une époque troublée mettre un peu de raison dans la lecture du conflit israélo-palestinien, y chercher l'objectivité au lieu d'entrer dans une idéologisation (où deux violences extrêmes s'opposeraient) qui a empêché de voir que Arafat "était" politique et non le terroriste qu'on a voulu décrire, mais que rien n'a été fait pour l'aider à assumer la tâche difficile qui était la sienne. Au lieu de cela, les colonies israëliennes n'ont cessé d'augmenter en Cisjordanie depuis 1993. Et les négociations de Camp David où Arafat aurait, soi-disant, refuser la paix, cherchaient à lui faire accepter un plan qui signifiait la séparation de cette même Cisjordanie en plusieurs territoires et à abandonner toute souveraineté sur Jérusalem. Les intellectuels, notamment français, aveuglés par leurs passions partisanes ne réussissent pas à juger du conflit en dehors d'une opposition d'un Islam naturellement terroriste et nihiliste et Israël dernier rempart de la démocratie devant l'horreur.