Se nourrir, une question d’avenir

 

Cette semaine, dans Marianne, un article de Périco Légasse, qui croise les objectifs de Slowfood et les éditos précédemment publiés. Nous souhaitions le faire connaître. Un extrait à la suite.

 

« Ce sera, avec la préservation de l’agriculture paysanne, la problématique majeure de l’agriculture paysanne, la problématique majeure non pas de notre société, mais de notre civilisation : comment se nourrir de façon juste. Juste, sur le plan durable, juste, sur le plan nutritionnel, juste, sur le plan sensoriel.

À l’heure d’une mondialisation qui confine parfois à la barbarie, l’alimentation est une cause qu’il convient de ne plus laisser en pâture aux industriels et à la grande distribution, sous l’œil complice des pouvoirs publics, mais de mettre au service de l’homme et de son environnement. C’est à nous, citoyens consommateurs, qu’il appartient de prendre notre destin alimentaire en main, afin d’assurer à la fois notre qualité de vie et la protection de “notre pauvre et bonne vieille mère la Terre”, comme l’appelait le Général de Gaulle. »

 

À la suite de ce passage, Périco Légasse (Marianne, 17-23 avril 2010, p. 102) invite à la lecture du livre Le temps du goût de Régine Zékri-Hurstel et Jacques Puisais (Privat, 135 p, 14,50 euros). Et rappelle les gestes importants qui font de l’alimentation un acte humain total. Ou comment donner sens à ce qu’on mange en nourrissant ses sens.