Tribune pour le Journal de Bord de Dieppe de juin 2015

 

Le débat sur l’installation d’un parc éolien off-shore entre Dieppe et Le Tréport a lieu pendant deux mois.

Ce grand projet industriel s’inscrit dans les objectifs du Grenelle de l’environnement (2007) de porter à 25% la production d’énergies renouvelables. Ces nouvelles turbines produiront une électricité bon marché, en contribuant à limiter les émissions de gaz à effet de serre. Le parc de Dieppe-le Tréport doit produire 0,5 GW, soit 1/5e de la production de la centrale de Penly et coûter environ 2 milliards d’euros.

L’éolien off-shore doit aussi permettre de sortir du tout nucléaire (58 réacteurs, dont l’État souhaite prolonger la durée de vie, au mépris de la sécurité et de ses promesses, en particulier en ce qui concerne la centrale de Fessenheim). 

11 pays européens possèdent des parcs, dont l’Angleterre qui ambitionne d’ici 15 ans de produire 33 GW de cette manière. La France n’en a pas alors qu’elle compte les plus longues côtes maritimes d’Europe.

Les écologistes que nous sommes soutiennent la production des énergies renouvelables. La création de ce parc amènera de nombreux emplois. Nous demandons toutefois que le constructeur identifie les problèmes posés par de telles installations et apportent des solutions qui permettent d’éviter de nuire aux métiers de la pêche qui font partie de notre culture et qui nous nourrissent.

Mais nous n’aurions fait qu’une partie du raisonnement, si nous n’ajoutions que l’électricité la moins chère et la moins polluante est celle qu’on ne consomme pas. Le chantier des économies d’énergie devrait être prioritaire, mais les promesses de la conférence environnementale de 2012 ont été vite oubliées, sans doute parce qu’elles ne cadrent pas avec l’austérité décidée par le gouvernement, au mépris des raisons qui ont fait élire F. Hollande.

Conscients de l'importance de cet enjeu, nous avons d'ores et déjà fait inscrire au budget municipal une baisse de 10% de la consommation électrique de la Ville.