Publication au mois de mai de Ce qui nous fait, l'avènement d'homo écologicus.

Editions Libre et solidaire

 

Dans l’Antiquité, les Grecs parlaient d’hubris (démesure) pour condamner les aspirations à échapper aux limites de la condition humaine. L’homme devait, tout en ayant les dieux pour modèles, accepter sa condition imparfaite de mortel. Au contraire, la modernité postule que la nature se réduit à une matière première, dont la science doit permettre la connaissance et la technique la maîtrise. Avec le libéralisme, la société doit relier de manière contractuelle des individus autonomes, sauf à empiéter sur leurs libertés. Les modernes que nous sommes sont animés par la croyance et l’espérance que rien n’est fixe et que notre action et notre puissance n’ont pas de limites. Pourtant, nous ne nous faisons pas nous-mêmes. La réalité dans laquelle nous vivons nous conditionne et nous limite, sans que cela implique la soumission à un ordre naturel et social immuable. Solitude et toute-puissance relèvent du fantasme, alors que le désir de liberté est ce qui nous caractérise de la manière la plus profonde et constitue un acquis majeur de la modernité. Dans ce livre, Florent Bussy interroge ce qui nous fait : la vie, la nature, la société, la réalité, le passé. Et montre que les crises majeures qui nous menacent trouvent leur source dans des fantasmes qui nous dominent. Devant nous s’étend la tâche de nous penser nous-mêmes et de devenir les maîtres de notre destin. Le XXIe siècle peut-il être celui de l’avènement d’homo ecologicus ? Quelles en sont les conditions et quels en sont les obstacles ? Dans une langue très accessible, cette philosophie de l’homme à l’époque de la crise écologique tente de présenter des pistes pour une réconciliation de l’humanité avec elle-même.